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On était prévenus des forts vents et de l'immensité de la Patagonie : On confirme ! En effet, sur des centaines et des centaines de kilomètres la ruta 3 est d'une impressionante rectitude, bordée de steppes désertiques, oú émergent ça et là des puits de pétrôle et de gaz. Seuls les guanacos et autres animaux sauvages viennent troubler la planitude patagonne, il faut l'avouer, un tantinnet monotone. C'est donc avec une certaine exitation, qui s'est avérée être de courte durée, que nous avons laissé le continent pour l'île de la Terre de feu, et Ushuaïa.
La première phase consistait à passer par le Chili, passage obligatoire pour rejoindre notre objectif. C'est alors que les douaniers nous ont gentillement expliqué que l'on ne peut pas passer la frontière avec un véhicule argentin (à moins que celui-ci ne soit loué)...pardon ??? On doit soit être de nationalité argentine, soit avoir un véhicule français...la loi, c'est la loi. Tiens c'est marrant, leurs collègues de l'AFIP à Buenos Aires ne nous ont strictement rien dit à ce sujet, et on n'aurait également pas le droit d'être propriétaire d'un véhicule, mais que cela est toléré pour des raisons économiques. Après une entrevue avec la responsable du poste douanier, on a (miraculeusement ?) obtenu une autorisation pour sortir le véhicule du territoire, mais qu'en sera t'il dans le futur ? La deuxième phase c'est le passage du detroit de Magellan, avec un vent plutôt du genre arrache-tout (lire plus loin) et la traversée en bateau qui s'est avérée plus onéreuse que prévue. La troisième et dernière phase, c'est le passage du col Garibaldi, qui, suite au fort enneigement a refusé de laisser passer notre convoi pendant 2 jours. Grâce aux chaînes et à coup de quelques glissades nous sommes finalement arrivés à Ushuaïa, oú s'arrête la ruta 3 (la fin du monde qui disent ici).
Tout le long du trajet le vent, le froid et l'humidité ne nous ont pas lâchés d'une semelle. On a revêtu presque tous nos vêtements et il est devenu relativement difficile d'utiliser la cuisine de la casita bonita (la caravane). Cette dernière a tout d'abord accusé le coup à cause des infiltrations d'eau, puis sa porte s'est littéralement envolée (en partie) au Chili suite à un vent d'une rare violence. Les conditions climatiques ne nous ont malheuresement pas permis d'aller faire quelques balades à moto qui se seraient à coup sûr mal terminées...on connait la chanson ! Cependant, la monocylindrée serait apparemment d'une âme aventureuse car elle a elle-même décidé de casser sa béquille et d'aller faire un tour sur la route. Heureusement l'animal était (relativement) bien sanglé et depuis sa fessée il se tient désormais tranquille !
Au programme ces prochains jours : nouvelle tempête de neige, visite des alentours, balade en raquette, et pourquoi pas un baptême en moto neige ?