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On s'casse!

Nous sommes 2 jeunes motards qui avons pour projet de découvrir l'Amérique Latine en moto à partir du mois de janvier 2012. Nous avons créé ce blog pour faire profiter de cette aventure à notre entourage et aux motard(e)s du monde entier. Le point de départ sera Buenos Aires (Argentine) et l'objectif est d'arriver à Cuba, soit un itinéraire approximatif de 20 000km. Par Pichot & Tonio

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Les gars et le projet

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lundi 30 avril 2012

Tapis !

                               Que peut-on faire avec un tas de billets comme celui-ci, en ayant pour objectif de se procurer un moyen de transport susceptible de nous trainer une bonne dizaine de milliers de kilomètres et de ne pas passer par la case hosto à cause du premier chien qui croise notre route ?..

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dimanche 11 mars 2012

3 semaines et 7000 euros plus tard

Voici grosso merdo ce que ca donne :


L'opération s'est bien passée, on m'a mis un jeu de plaques internes pour maintenir les os en place plus des tuteurs externes pour que le tout ne bouge pas. Bien que ca soit leur boulot, je remercie Mondial Assistance pour leur rapidité et leur efficacité!
A l'heure ou j'écris il reste encore 5 semaines d'attente, on se rend demain dans une ferme en Uruguay pour que Pichot fasse du WWOOFing et rentabilise le temps de remise à pied (remise à main me parait plus approprié).
Pour notre futur l'idée est de vendre au minimum une des deux motos et d'acheter ... ca fait mal de le dire ... attention ... un 4-roues motorisé, qui nous permettra de faire la première partie du voyage (l'extrême sud) avant que l'hiver glacial ne pointe le bout de son nez.

Voila, on aura surement plus de choses à raconter et à montrer dans deux ou trois semaines!

Salutations

Tonio

mardi 21 février 2012

Le chien passe, la caravane choit

Bien que nous ne soyons pas particulièrement superstitieux, il y a des circonstances qui vous poussent à croire que "quelque chose" opère et guide votre vie dans un sens ou dans l'autre. Et bien pour nous, et au vu des galères que nous connaissons depuis notre arrivée en Argentine, force est de constater qu'il semblerait que nous soyons "maudits". En effet, au moment même ou nous pensions pouvoir mettre de côté nos mauvaises expériences avec l'administration et l'assurance, nous avons atteint, espérons-le, le paroxysme de l'échec.

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mardi 3 janvier 2012

J-3 !!!

Tout est prêt pour le départ!

3...

2...

1...

GAZ !!

samedi 19 novembre 2011

Le projet ASAL

Le projet ASAL : Agriculture Soutenable en Amérique Latine

Dans un monde où :

  • les liens entre l’Homme et la Nature disparaissent,
  • la qualité de notre alimentation s’effondre,
  • la famine s’accroît,
  • l’environnement est bafoué,
  • le réchauffement global bouleverse les écosystèmes dont nous dépendons,

il y a urgence pour notre avenir et celui des générations futures à modifier nos comportements et faire valoir la souveraineté alimentaire. Ce concept, qui vise à responsabiliser socio-économiquement et environnementalement le monde agricole moderne, est la base idéologique d’ASAL.

Ce projet est né d’une première étude dans les Andes Péruviennes, sur l’adaptation des populations locales (éleveurs et agriculteurs) face au réchauffement global.

L’objectif d’ASAL est de rencontrer des personnes militantes pour un monde agricole soutenable, dans des milieux divers, sur le continent Latino-Américain. Le but final est d’établir un inventaire de ces pratiques exemplaires, afin d’apporter une aide aux individus souhaitant découvrir ou étoffer leurs connaissances dans ces domaines. Le continent Latino-Américain a été choisi car il possède les cinq grands types de climats (tropical, sec, tempéré, continental & froid), ce qui favorise une plus grande diversité de pratiques agricoles.

Hormis quelques ONG locales, la plupart des infrastructures agricoles qui seront visitées appartiennent au WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), un réseau international d’échange entre travailleurs volontaires et fermes d’accueils biologiques.

Les étapes du projet seront reliées en moto, accentuant le symbole de liberté qui est prôné dans ce projet.

Nous invitons toute personne intéressée et/ou souhaitant se joindre à ce projet à se manifester (financièrement, intellectuellement, …).

vendredi 18 novembre 2011

Présentation des gars : Tonio

Tonio

                             Tonio, 25ans

« C’est en 2009 lors de mon stage de fin d’études au Pérou que j’ai découvert la moto, et j’ai accroché tout de suite ! Au guidon d’un 250 XL qui avait quelques rides, une sensation nouvelle s’est soudainement emparée de moi, et j’aurais presque pu crier « Je suis le maître du monde ! » Un jour, en sillonnant une piste poussiéreuse, seul au monde à 4500m d’altitude je me suis dis « Quand tu rentres en France tu passes le permis moto illico presto, et un jour tu reviendras ici même pour faire le tour du continent ». Promis, juré, je le fais ! Suffisait juste d’en parler à Pichot, et le projet était aussitôt né.
Pour moi ce voyage est une opportunité d’aventure hors norme, répondant à une soif de découverte, de sensations nouvelles et à un besoin d’aller vers l’inconnu (malgré tous les dangers que cela induit). C’est également l’occasion de me réconcilier avec Homo sapiens sapiens, car je dois bien l’avouer, l’Homme moderne et civilisé me déçoit/m’indigne/me dégoûte chaque jour un peu plus, alors qu’au contraire l’Homme sauvage (en apparence) suscite ma curiosité et mon admiration. Je suis convaincu que notre projet sera une réussite inoubliable. »

Tonio1

Tonio2

Présentation des gars : Pichot

Pichot

                            Pichot, 24ans

« J’ai parfois le sentiment que mes actes et mes choix sont guidés par une volonté qui me dépasserait presque. Comme une force qui s’impose à moi et à laquelle je fais confiance car je sens que quel que soit son dessein, c’est aussi le mien. Je suis alors attentif aux « signes » qui peuvent se présenter, sous des formes multiples, et conforter ma décision.
La genèse de ce voyage en est un exemple parfait. Alors que je prévoyais de poursuivre mes études en intégrant une licence professionnelle ou une école d’ingénieur du paysage, je n’ai finalement renvoyé aucun dossier d’inscription. Plus les semaines passaient et plus je sentais germer une envie de partir. Ces deux dernières années particulièrement, j’ai roulé de nombreuses heures au guidon de ma moto. Sillonner à travers le paysage sur de petites routes tortueuses me plonge dans cette plénitude que je ne retrouve nulle part ailleurs. Il était donc évident que si partir je devais, la moto m’accompagnerait. Plus tard, quand cette idée de mouvement prenait racine, je me dis que l’endroit importait peu pourvu que la découverte et l’apprentissage fassent partie du voyage. Je décidais donc de ne pas chercher une destination particulière et d’attendre le retour de Tonio, car je pressentais que ce détail pourrait se régler avec lui, si toutefois l’envie de bouger l’habitait aussi. Il s’avéra que lui aussi désirait partir à moto, et son choix était arrêté sur l’Amérique du Sud. Evidemment l’idée me plaisait et rapidement, nous décidâmes de s’casser…
Depuis, le projet a mûri et tout ce que j’espère, c’est qu’il portera ses fruits.»

Pichot1

Pichot2

On s'casse?

On s’casse, c’est 2 gars, 2 vieux trails, 1 continent, 20 000km, 1 durée indéterminée, 1 année d’économies et 1 grosse dose de motivation !

Le projet ne se résume pas à un coup de tête, mais il est le fruit d’une mûre réflexion !

  • Raison n°1 :

Parce qu’on adore faire qu’un avec nos bécanes et voir le paysage défiler, comme le résume si bien ce petit extrait d’un Joe Bar, légèrement adapté pour l’occasion :

"Pour nous, la vraie vie ne commence que lorsque la clef entre dans le contacteur et que dans l'air flotte un doux parfum d'arsouille. Lorsqu'enfin, chevauchant son splendide destrier, le citoyen modèle se transforme en chevalier noir, lorsque son engin surgit de l'horizon telle une flèche d'argent propulsée par son arbalète, fusionnant avec lui en une osmose idéale, lorsque l'homme et la machine ne forment plus qu'une entité sublime faite d'acier, de cuir et de fureur, véritable comète traçant des courbes incandescentes dans l'obscurité, en ces instants furtifs où l'esprit et la matière se trouvent réconciliés, où l'initié échappe à la gravité, et conçoit le mouvement comme l'essence même de la vie. Alors, de toute évidence, la moto mérite qu'on l'élève au rang des arts majeurs. Il est des signes qui ne trompent pas, des indices que la mémoire reconnaît et que le cœur affectionne, des bruits évocateurs, des odeurs adorées et attendues, comme celle des pins à l'ombrage généreux, ou celle de l'herbe fraîchement coupée. Tous ces sons indicibles, ces parfums furtifs forment l'empreinte discrète d'une époque qui semble échapper au temps, comme une petite voix d'enfant qui murmure, ON S'CASSE!!"

  • Raison n°2 :

Parce qu’on est bien trop jeunes et encore assez cons pour profiter pleinement de la vie, qu’on préfère découvrir le monde maintenant plutôt qu’avec des cheveux gris, une cane, et la moitié d’une retraite. Et puis peut-être aussi parce qu’on a envie de faire un break avec le monde moderne et sophistiqué, où tout va si vite et où l’on a parfois du mal à trouver sa place. Peut-être qu’alors c’est le moment de retourner aux sources et d’aller rencontrer la Patchamama, terre nourricière que l’Homme soit disant civilisé ne respecte plus.

  • Raison n°3 :

Parce qu’on a un projet professionnel, qui pour l’instant n’est que personnel (et oui on va pas se la couler douce non plus !). Grâce au WWOOF (réseau international de fermes biologiques aux activités variées), nous ferons des étapes où nous serons logés et nourris en échange de notre travail (une belle manière de raisonner autrement que par l’argent, de faire des pauses bien méritées et de découvrir les cultures locales). L’objectif est de réaliser l’inventaire des pratiques agricoles durables de ces fermes, en lien direct avec nos études et notre sensibilité écologique.