Motomag.com

Les blogs de Moto magazine

On s'casse!

Nous sommes 2 jeunes motards qui avons pour projet de découvrir l'Amérique Latine en moto à partir du mois de janvier 2012. Nous avons créé ce blog pour faire profiter de cette aventure à notre entourage et aux motard(e)s du monde entier. Le point de départ sera Buenos Aires (Argentine) et l'objectif est d'arriver à Cuba, soit un itinéraire approximatif de 20 000km. Par Pichot & Tonio

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 21 février 2012

Le chien passe, la caravane choit

Bien que nous ne soyons pas particulièrement supersticieux, il y a des circonstances qui vous poussent à croire que "quelque chose" opère et guide votre vie dans un sens ou dans l'autre. Et bien pour nous, et au vu des galères que nous connaissons depuis notre arrivée en Argentine, force est de constater qu'il semblerait que nous soyons "maudits". En effet, au moment même ou nous pensions pouvoir mettre de côté nos mauvaises expériences avec l'administration et l'assurance, nous avons atteint, espérons-le, le paroxysme de l'échec.
Vendredi soir, ça y est, nous disposons enfin de tous les papiers pour partir sereinement et à jour. Après avoir consulté la météo nous portons notre départ à dimanche matin. Le programme est de rejoindre Tres Picos, une petite ville située à un peu plus de 600 bornes et perchée à environ 1200 mètres d'altitude, au sud de la province de Buenos Aires. Samedi nous nous préparons au départ et réglons les derniers détails à apporter aux motos afin de les charger de façon sûre. Dimanche matin nous pestons un peu car il pleut alors que la météo avait annoncé du beau temps. Tant pis, nous avons envie de commencer le voyage et sommes équipés pour rouler sous la flotte. On met donc les voiles lorsqu'une accalmie se pointe. Voilà, c'est parti !! Les meules chargées comme des mules, les gars et les bagages protégés de l'eau, notre histoire se met en route !
Mais assez promptement, elle connait une pause . Kilomètre 90, nous sommes arrêtés à un passage à niveau (qui peuvent être très longs) et, pour reposer les moteurs et faire tomber un peu la température du pot (très proche d'une valise latérale), nous coupons les moteurs. Une fois la barrière relevée nous constatons avec amertume que la moto de Tonio ne démarre plus. Etant donné son passif, on se dit que le système électrique a encore dû faire des siennes et que la batterie a lâché. Oulà !! A fortiori le cache du compartiment à électrolyte s'est soulevé et ce dernier s'est volatilisé. De plus, le relais du démarreur est mort on ne parvient, par conséquent, à relancer le moteur. Hasard ou signe, nous sommes à un carrefour dont l'unique panneau indique, à droite, la direction que nous devrions suivre et, à gauche, celle de Buenos Aires. Nous décidons, bien que l'idée nous rende malade, que le plus raisonnable est de rentrer afin de palier définitivement aux soucis électriques de la moto de Tonio. Nous doutant de la rapidité relative avec laquelle une dépanneuse viendrait nous chercher en ce long week-end férié, nous préférons tester la solidité des sangles et l'efficacité du moteur d'une 400 Falcon. Le test est positif, nous prenons alors la ruta 3 afin d'avaler tranquillement les 60 kilomètres qui nous séparent de la capitale. Oui mais voilà, au kilomètre 95, le destin (?) met en travers de notre route un obstacle qui va sceller de façon définitive sinon notre périple (il est encore trop tôt pour le dire), notre aventure en moto. Cet obstacle est un chien, noir pour ceux qui voudraient y voir un signe...
Comme souvent, tout s'est passé très vite. La ruta 3 est une 2x2 séparée par un couloir enherbé bordé de chaque côté de barrières métalliques, comme sur les autoroutes françaises. Pierre, qui tire Tonio, se tient sur la droite de la chaussée et ne dépasse jamais 60 km/h. Bientôt les deux motards aprerçoivent sur leur gauche une meute de chiens sauvages, dissimulés dans l'herbe. Pierre en compte quatre et espère qu'ils ne vont pas avoir l'idée de traverser. Il sait qu'étant donné que les motos sont reliées par des sangles, aucune manoeuvre d'évitement brusque ou d'arrêt rapide n'est possible. Mais un premier chien traverse, à quelques dizaines de mètres. Très vite un deuxième chien l'imite. A ce moment, il parait évident qu'à cette fréquence, c'est le quatrième chien qui risque de poser problème. Voyant le troisième débouler environ 20 mètres devant lui, Pierre se met à klaxonner frénétiquement en espérant de tout son être que ça va dissuader le dernier quadrupède de suivre ses compagnons car sinon, il en est convaincu, les choses vont prendre une tournure très périlleuse. Raté, le chien fait une sortie fulgurante au passage des motos...L'espace d'un instant Pierre et Tonio pensent que par miracle leur "meilleur ami" est passé entre les deux véhicules. Une fraction de seconde plus tard ils sont violemment rattrapés par la réalité. Tonio en voyant sa moto littéralement balayée par le chien et en se heurtant avec fracas sur le bitume. Pierre en sentant subitement sa moto tirée par l'arrière et emportée avec force sur la droite. Il essaye de contrôler son engin mais ne peut s'empêcher de se retourner et voit Tonio finir sa glissade sur le bord de la route. Un vingtaine de mètres plus loin il parvient à laisser tomber doucement sa moto dans le talus en évitant de se retrouver coincé dessous. Rapidement il rejoint Tonio. Celui-ci reste assis, il a le teint très pâle. Son bras gauche lui parait plus long et sa main pend. En très peu de temps il comprend qu'il y a un gros soucis même s'il ne ressent pas de douleur. Quand Pierre arrive, la main a pris une couleur qui n'augure rien de bon et plus qu'un poignet déboité, le spectre de la fracture s'impose.
Voyant Tonio faible et bien amoché, Pierre essaye de ne pas paniquer et de faire les choses dans un ordre logique. Tout d'abord apporter des barres de céréales et de l'eau à Tonio. Ensuite prévenir. Mais la route est déserte, pas une voiture à l'horizon. Tant pis, en attendant, il y a dans la trousse de secours de quoi traiter les chocs. A peine le temps de commencer à fouiller dans les médicaments, une voiture sort d'une zone de chantier toute proche. Par chance le chantier est surveillé par des "policiers" ou tout du moins par des gardes "déguisés" en flics. Ces derniers ont entendu l'accident et viennent porter leur aide. Ils comprennent vite que la blessure de Tonio nécéssite l'appel une ambulance. Tonio leur raconte ce qui s'est passé pendant que Pierre regroupe les affaires, éparpillées par ci par là. L'ambulance arrive et amène Tonio à l'hopital le plus proche. Là-bas ils lui feront des radios et lui poseront un plâtre. Puis il est transféré dans un hôpital publique de Buenos Aires. Seulement, la fracture est très sérieuse et nécessite manifestement une opération afin de poser une plaque. Hors cet hôpital ne dispose pas du matériel nécessaire, qu'il faudrait personnellement commander. Lautaro, le fils de la dame chez qui nous résidons, ira chercher le blessé et le ramènera à la maison vers minuit. L'accident à eu lieu vers 15h30. Pichot, quant à lui, passera le reste de la journée à surveiller les motos et tous les bagages sans pouvoir joindre qui que ce soit. Heureusement, les ambulanciers ont été très sympas et sont venus lui apporter des nouvelles de Tonio dès que possible en lui précisant que les assurances avaient été prévenues et faisaient le nécessaire. A savoir le transfert de Tonio en capitale et l'arrivée d'une dépanneuse. Cette dernière se pointera vers 21h et ramènera la moto hors service (mais très peu accidentée), suivie de près par Pierre. Le convoi sera à destination aux alentours de 23h, un peu avant le retour de Tonio.
Lundi, en nous rendant à l'hôpital indiqué par l'assurance pour essayer de voir comment et quand il serait possible d'agir, nous avons appris que Tonio avait aussi une petite fracture au coude droit. Mais le traitement de celle-ci pourra se limiter à l'usage d'une compresse glacée.
Voilà en gros notre pire journée de ces six dernières semaines (pour ne se borner qu'au voyage), toutes riches en échecs mais dont aucun n'arrive à la cheville de celui là, qui nous a purement et simplement coupé les ailes en plein envol.
On vous donnera des nouvelles de la suite des évènements en fin de semaine, car avant toute chose nous devons attendre la décision de l'hôpital qui va s'ocupper de l'opération. On en saura plus jeudi.
Pour finir, deux photos pour faire comme si on pouvait déjà rire de ce beau gâchis et de toute cette m.... :
          Avant -> Apres




jeudi 9 février 2012

Acheter une moto en Argentine quand on est étranger : mode d'emploi

Ici, on vous explique les démarches à faire afin de vous procurer une moto en toute légalité puis l'assurer.

Lire la suite...

mardi 7 février 2012

Le départ est proche ... enfin!


Après quelques petits problèmes d'accès à nos finances, nous pouvons enfin dire que nous sommes des motards argentins ! Vous avez sous vos yeux deux Honda Falcon Nx400 made in Brésil (mais le moteur vient du Japon) de 2006 et 2000 (de gauche à droite), avec un kilométrage et un état raisonnables, qui nous ont coûté la modique somme de 4000€ environ. La préparation des motos bat son plein : vidange, pose de porte bagage et de sabot, achat de sacoches latérales et de réservoirs, changement de transmission secondaire, de pneu, filtre à air, plaquettes de frein, réparation d'une fourche ... et préparation de la trousse de secours pour motos (pneu, chambre à air, bougies, etc ...).
Non mécontents de quitter le béton, le bruit et la pollution, le départ est prévu vendredi, direction l'Uruguay!



A un tee-shirt près on ressemble sur la photo aux motards Argentins typiques : tongs, short et casque rarement sur la tête (c'est sûr que c'est moins gênant de l'avoir sur le coude !). On va vraiment avoir l'air d'extra-terrestres avec tout notre équipement et nos bécanes qui font pas de bruit, car ici tout 2-roues motorisé digne de ce nom doit s'entendre à 1km (un peu comme en France, plus c'est petit, plus ça fait d bruit).

Et pour finir, quelques photos de Buenos Aires (on a eu le temps de visiter...)

          Le congrès

          Vue depuis la place du congrès

          Une rue du centre ville

                               Le Caminito du quartier de la Boca, où a grandit un certain Diego Maradona.

mardi 31 janvier 2012

Un moteur et plus ou moins 2 ou 4 roues...Pourvu qu'ça roule

Dans cette partie du blog, nous nous improvisons reporters en herbe, "enquêtant" sur un peu tout ce qui roule (on se demande parfois comment) et qui a un moteur.

Mises à jour régulières, donc venez jeter un œil de temps en temps !

Lire la suite...

Journal de l'échec

Ben a fortiori tout est dans le titre...Cette page est spécialement dédiée à tous nos échecs notables, car il n'y a pas de réussite sans bon échec !

Lire la suite...

Photos de Boule

Ici vous pourrez suivre les pérégrinations de Boule, le chien apprenti globe trotter !

Lire la suite...

samedi 21 janvier 2012

Préparatifs & Buenos Aires

Après quelques dizaines d'heures passées à chercher des informations correctes et à attendre notre tour a l'AFIP (la sécurite sociale locale), nous avons enfin pu obtenir notre "clé d'identification" nous permettant d'acheter légalement un véhicule en Argentine, ourah!! Il nous aura tout de même fallu passer devant un notaire, et ce grâce aux nouvelles réformes du gouvernement apparemment populaire de Cristina Krishner (pas pour nous en tout cas!) Il nous reste maintenant à rassembler la liquidité nécessaire pour obtenir les Falcon NX 400 (Honda made in Brésil) que nous avons dégotées. Notre souhait de Transalp n'a pas pu être satisfait, par manque d'offres et à cause du prix exorbitant demandé. Prochain épisode d'ici quelques jours!

hj.JPG                               

Nous avons profité de notre temps libre et sommes allés faire un tour en Kayak au Delta du Tigre, lieu où le Rio Parana se jette dans le Rio de la Plata. C'est une espèce de mélange entre Venise et la Camargue, une sorte de zone humide où sont installées de nombreuses cabanes sur pilotis (avec une flore très développée), et où règne une forte ambiance de vacances! Le Rio de la Plata forme la frontière naturelle entre l'Argentine et l'Uruguay, mais on dirait plus une mer qu'un fleuve car il est impossible de voir les deux rives!

hk.JPG

gi.JPG

fuy.JPG dtf.JPG

bhj.JPG

Ci-après, quelques échantillons des alentours de la ville, un mélange hétérogène de maison d'un ou deux étages, d'appartements et de Ladrillos (constructions en briques apparentes, signe d'une certaine pauvreté, et parfois rassemblées en Villa)





Petite parenthèse culturelle, les Argentins (mais aussi les Uruguayens et Paraguayens) boivent toute la journée du Maté. Cette préparation de feuilles séchées et broyées provient d'une plante Paraguayenne de la famille du Houx, elles sont placées dans une bombilla où l'on rajoute au fur et à mesure de l'eau chaude non bouillie (surtout pas!), et on aspire le liquide amère avec une paille métallique. En voiture, dans un parc, au boulot ... tout le monde en consomme tout le temps!


IM000952.JPG

Enfin, nous n'avons pas raté les nombreuses occasions de tester les fameux vins Argentins, pas mauvais pour la plupart mais qui ont tous un petit quelque chose à voir avec la France.

jkl.JPG

mercredi 11 janvier 2012

Arrivée à Buenos Aires


Ca y est, estamos en Argentina !! Le voyage s'est globalement bien passé, mais c'est dur de s'adapter à la chaleur, la température oscille entre 35 et 40°C, de jour comme de nuit...! Nous avons passé ces premiers jours à nous acclimater, et commençons à préparer le périple.


Nos hôtes nous ont très bien reçus, avec la fameuse Parillada (Barbecue local, ci-dessous)


Le boeuf argentin n'a pas volé sa réputation!


Vue de la terraza


Premier petit tour en ville, avec l'avenue la plus large du monde, la Avenida 9 de Julio, qui fait 140m de large.


La plaza 25 de Mayo


Buenos Aires est remplie d'arbres majestueux et de toutes sortes, comme ce colossal Ombu de 270 ans!

jeudi 5 janvier 2012

Radio Déclic

logo.JPG

Radio Déclic, c'est la radio associative du centre socioculturel de Tournon-sur-Rhône (Cocorico!).
Elle est née depuis peu (le 26 octobre 2011), pour l’instant elle diffuse de la musique en boucle la journée et a des émissions musicales en direct tous les soirs à 21 h. Mais cela ne saurait durer, notamment grâce à la motivation de nombreux bénévoles, et on l'espère aussi un petit peu grâce à nous!
En effet nous allons participer plusieurs fois par mois à l'émission "Demain c'est aujourd'hui", un programme consacré au développement durable auquel est venu se greffer notre projet, et on espère que le contenu sera riche!
Diffusion le jeudi de 15h à 16h et rediffusion le samedi de 13h30 à 14h30!

Ci-après, notre présentation lors de l'émission du 22 décembre dernier (pas de montage, désolé) : Declic_22_12_11.wma

Plus d'infos sur : http://radiodeclic.new.fr/

Le centre socioculturel de Tournon : http://centresocialtournon.free.fr/

mardi 3 janvier 2012

J-3 !!!

Tout est prêt pour le départ!

3...

2...

1...

GAZ !!

mardi 20 décembre 2011

Interview radio

Extrait de notre interview diffusée le 19/12/2011 sur Chérie Fm Vallée du Rhône, mais également sur RCF Vivarais et NRJ Vallée du Rhône :

CherieFM.wma

Merci à eux pour leur aide!

J-17 !

dimanche 20 novembre 2011

Itinéraire : 20 000 km sur les traces du Che

Voici grosso modo le trajet que nous avons prévu d'effectuer : Buenos Aires (Argentine) --> La Havane (Cuba)

Veuillez nous excuser pour ce gribouillage mais nous détaillerons nos étapes plus précisément au moment venu (et il y en aura beaucoup!) :

carte-am_latine_itineraire.JPG

Après un calcul qui à cette date ne peut être qu'approximatif, nous sommes sur une base de 20 000km. Nous allons découvrir une quinzaine de pays et passer par des routes, des pistes, des climats, des paysages et des altitudes vraiment très variés!

Nous sommes à peu près sûrs de notre itinéraire jusqu'en Colombie, mais ne savons pas encore si nous rejoindrons Cuba par les Caraïbes ou par le Mexique.

Certain(e)s auront sûrement reconnu que ce roadbook s'apparente à celui d'Ernesto Rafael Guevara de la Serna (Che Guevara) et d'Alberto Granado, qui ont fait ce trajet en 1951 sur une Norton 500 avant d'être mondialement connus pour leur engagement politique. Le film "Carnet de voyage" retrace leur aventure, et c'est en leur mémoire que nous emprunterons 60ans plus tard les mêmes routes qu'eux.

samedi 19 novembre 2011

Nos bécanes

Nos dernières meules en date (en France) :

Bécanes

                       Pichot : 500 CBF de 2005
Tonio : 650 SVS de 2002

Une fois arrivés à Buenos Aires nous avons prévu de nous équiper de 600 Transalp, à moins que nos recherches nous amènent à un autre modèle!

Le projet ASAL

Le projet ASAL : Agriculture Soutenable en Amérique Latine

Dans un monde où :

  • les liens entre l’Homme et la Nature disparaissent,
  • la qualité de notre alimentation s’effondre,
  • la famine s’accroît,
  • l’environnement est bafoué,
  • le réchauffement global bouleverse les écosystèmes dont nous dépendons,

il y a urgence pour notre avenir et celui des générations futures à modifier nos comportements et faire valoir la souveraineté alimentaire. Ce concept, qui vise à responsabiliser socio-économiquement et environnementalement le monde agricole moderne, est la base idéologique d’ASAL.

Ce projet est né d’une première étude dans les Andes Péruviennes, sur l’adaptation des populations locales (éleveurs et agriculteurs) face au réchauffement global.

L’objectif d’ASAL est de rencontrer des personnes militantes pour un monde agricole soutenable, dans des milieux divers, sur le continent Latino-Américain. Le but final est d’établir un inventaire de ces pratiques exemplaires, afin d’apporter une aide aux individus souhaitant découvrir ou étoffer leurs connaissances dans ces domaines. Le continent Latino-Américain a été choisi car il possède les cinq grands types de climats (tropical, sec, tempéré, continental & froid), ce qui favorise une plus grande diversité de pratiques agricoles.

Hormis quelques ONG locales, la plupart des infrastructures agricoles qui seront visitées appartiennent au WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), un réseau international d’échange entre travailleurs volontaires et fermes d’accueils biologiques.

Les étapes du projet seront reliées en moto, accentuant le symbole de liberté qui est prôné dans ce projet.

Nous invitons toute personne intéressée et/ou souhaitant se joindre à ce projet à se manifester (financièrement, intellectuellement, …).

vendredi 18 novembre 2011

Présentation des gars : Tonio

Tonio

                             Tonio, 25ans

« C’est en 2009 lors de mon stage de fin d’études au Pérou que j’ai découvert la moto, et j’ai accroché tout de suite ! Au guidon d’un 250 XL qui avait quelques rides, une sensation nouvelle s’est soudainement emparée de moi, et j’aurais presque pu crier « Je suis le maître du monde ! » Un jour, en sillonnant une piste poussiéreuse, seul au monde à 4500m d’altitude je me suis dis « Quand tu rentres en France tu passes le permis moto illico presto, et un jour tu reviendras ici même pour faire le tour du continent ». Promis, juré, je le fais ! Suffisait juste d’en parler à Pichot, et le projet était aussitôt né.
Pour moi ce voyage est une opportunité d’aventure hors norme, répondant à une soif de découverte, de sensations nouvelles et à un besoin d’aller vers l’inconnu (malgré tous les dangers que cela induit). C’est également l’occasion de me réconcilier avec Homo sapiens sapiens, car je dois bien l’avouer, l’Homme moderne et civilisé me déçoit/m’indigne/me dégoûte chaque jour un peu plus, alors qu’au contraire l’Homme sauvage (en apparence) suscite ma curiosité et mon admiration. Je suis convaincu que notre projet sera une réussite inoubliable. »

Tonio1

Tonio2

Présentation des gars : Pichot

Pichot

                            Pichot, 24ans

« J’ai parfois le sentiment que mes actes et mes choix sont guidés par une volonté qui me dépasserait presque. Comme une force qui s’impose à moi et à laquelle je fais confiance car je sens que quel que soit son dessein, c’est aussi le mien. Je suis alors attentif aux « signes » qui peuvent se présenter, sous des formes multiples, et conforter ma décision.
La genèse de ce voyage en est un exemple parfait. Alors que je prévoyais de poursuivre mes études en intégrant une licence professionnelle ou une école d’ingénieur du paysage, je n’ai finalement renvoyé aucun dossier d’inscription. Plus les semaines passaient et plus je sentais germer une envie de partir. Ces deux dernières années particulièrement, j’ai roulé de nombreuses heures au guidon de ma moto. Sillonner à travers le paysage sur de petites routes tortueuses me plonge dans cette plénitude que je ne retrouve nulle part ailleurs. Il était donc évident que si partir je devais, la moto m’accompagnerait. Plus tard, quand cette idée de mouvement prenait racine, je me dis que l’endroit importait peu pourvu que la découverte et l’apprentissage fassent partie du voyage. Je décidais donc de ne pas chercher une destination particulière et d’attendre le retour de Tonio, car je pressentais que ce détail pourrait se régler avec lui, si toutefois l’envie de bouger l’habitait aussi. Il s’avéra que lui aussi désirait partir à moto, et son choix était arrêté sur l’Amérique du Sud. Evidemment l’idée me plaisait et rapidement, nous décidâmes de s’casser…
Depuis, le projet a mûri et tout ce que j’espère, c’est qu’il portera ses fruits.»

Pichot1

Pichot2

On s'casse?

On s’casse, c’est 2 gars, 2 vieux trails, 1 continent, 20 000km, 1 durée indéterminée, 1 année d’économies et 1 grosse dose de motivation !

Le projet ne se résume pas à un coup de tête, mais il est le fruit d’une mûre réflexion !

  • Raison n°1 :

Parce qu’on adore faire qu’un avec nos bécanes et voir le paysage défiler, comme le résume si bien ce petit extrait d’un Joe Bar, légèrement adapté pour l’occasion :

"Pour nous, la vraie vie ne commence que lorsque la clef entre dans le contacteur et que dans l'air flotte un doux parfum d'arsouille. Lorsqu'enfin, chevauchant son splendide destrier, le citoyen modèle se transforme en chevalier noir, lorsque son engin surgit de l'horizon telle une flèche d'argent propulsée par son arbalète, fusionnant avec lui en une osmose idéale, lorsque l'homme et la machine ne forment plus qu'une entité sublime faite d'acier, de cuir et de fureur, véritable comète traçant des courbes incandescentes dans l'obscurité, en ces instants furtifs où l'esprit et la matière se trouvent réconciliés, où l'initié échappe à la gravité, et conçoit le mouvement comme l'essence même de la vie. Alors, de toute évidence, la moto mérite qu'on l'élève au rang des arts majeurs. Il est des signes qui ne trompent pas, des indices que la mémoire reconnaît et que le cœur affectionne, des bruits évocateurs, des odeurs adorées et attendues, comme celle des pins à l'ombrage généreux, ou celle de l'herbe fraîchement coupée. Tous ces sons indicibles, ces parfums furtifs forment l'empreinte discrète d'une époque qui semble échapper au temps, comme une petite voix d'enfant qui murmure, ON S'CASSE!!"

  • Raison n°2 :

Parce qu’on est bien trop jeunes et encore assez cons pour profiter pleinement de la vie, qu’on préfère découvrir le monde maintenant plutôt qu’avec des cheveux gris, une cane, et la moitié d’une retraite. Et puis peut-être aussi parce qu’on a envie de faire un break avec le monde moderne et sophistiqué, où tout va si vite et où l’on a parfois du mal à trouver sa place. Peut-être qu’alors c’est le moment de retourner aux sources et d’aller rencontrer la Patchamama, terre nourricière que l’Homme soit disant civilisé ne respecte plus.

  • Raison n°3 :

Parce qu’on a un projet professionnel, qui pour l’instant n’est que personnel (et oui on va pas se la couler douce non plus !). Grâce au WWOOF (réseau international de fermes biologiques aux activités variées), nous ferons des étapes où nous serons logés et nourris en échange de notre travail (une belle manière de raisonner autrement que par l’argent, de faire des pauses bien méritées et de découvrir les cultures locales). L’objectif est de réaliser l’inventaire des pratiques agricoles durables de ces fermes, en lien direct avec nos études et notre sensibilité écologique.